Ce 22 février dernier, les marches de protestation contre la candidature de l’actuel président Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat n’ont été couvertes par aucun télévision publique ni privées… Des journalistes du service public dénoncent le silence imposé par les autorités.

Combien étaient-ils dans toutes les villes d’Algérie vendredi 22 février pour protester contre le 5e mandat du président algérien ? Une question difficile. Quoiqu’il en soit on peut voir sur les vidéos postées sur les réseaux sociaux qu’ils sont des dizaines de milliers, voir des centaines de milliers, pour le moment les autorités n’ont donné aucun chiffre officiel.

Comme à l’image des Gilets Jaunes en France, les marches étaient spontanées et sans aucun leaders. Selon Akram Kharief, fondateur du site Menadefense, qui est spécialisé dans le renseignement et la défense, il cite les sources policières, « Ils étaient entre 800 000 et un million dans la rue » donc probablement plus encore en réalité…

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Aucune image à la télévision, ni dans les journaux, aucun médias n’en parle, tant sur la chaîne publique, que sur les télévisions privées. Ces médias dépendent totalement du bon vouloir du régime pour leur autorisation de diffusion, bon, c’est pareil en France.


Ce qui expliquerait leur frilosité à aller contre le discours officiel et donc retransmettre les manifestations contre Abdelaziz Bouteflika. Une dictature sournoise qui ne dit pas son nom quoi…

« Nous sommes le service public et non des journalistes étatiques »

Ce samedi 23 février dernier, une des rédactrices en chef de la radio nationale Algérienne, Meriem Abdou, a annoncé sur les réseaux sociaux qu’elle allait démissionner de ses fonctions afin protester contre cette absence totale de couverture médiatique. Réaction immédiate de sa hiérarchie : son émission L’histoire en marche est supprimée. Forcément !


Suite à la démission de Meriem Abdou, c’est une révolte pacifiste mais engagée qui s’est propagée parmi nombre de journalistes du service public.

Des journalistes de la radio nationale algérienne ont également dénoncé dimanche 24 février dernier, dans une lettre à leur directeur, ce silence imposé par la hiérarchie sur les récentes manifestations en Algérie, dénonçant le « traitement exceptionnel » réservé au camp du président…

On reconnait bien là un procédé identique à celui de notre pays, la France. Différentes places dans le monde mais les mêmes procédés…


« Nous sommes le service public et non des journalistes étatiques. La radio algérienne appartient à tous les Algériens (…) Notre devoir est de tous les informer. La décision de la hiérarchie de passer sous silence les grandes manifestations nationales de ce 22 février 2019 n’est que l’illustre enfer de l’exercice au quotidien de notre métier », ont-ils écrit dans leur lettre adressée au directeur général de la radio nationale, Chabane Lounakel.

Encore une fois nous sommes face à des faits concrets, le pouvoir n’a pas reculé d’un iota face au Peuple en colère. Aujourd’hui nous faisons face aux quatre coins du globe à un soulèvement des Peuples et une révolte de plus en plus légitime tant les actes anti démocratiques et de plus en plus violents sont légions au sein des gouvernements de plus en plus violents.

Nous encourageons chacun(e) à entreprendre ses propres recherches afin de croiser les sources et d’en tirer vos propres conclusions pour ne pas être influencés dans votre critique personnelle.


Esprits Libres via FranceTVInfo

Autre source officielle : TSA Algérie


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